Manifeste des femmes du mali pour la gestion participative d’une sortie de crise

Situé au cœur de l’Afrique de l’Ouest et sans littoral. Il est divisé en 8 régions économiques et administratives (Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao , Kidal), et le District de Bamako.

Sa partie septentrionale est désertique et regroupe les régions de Tombouctou, Gao et Kidal représentant respectivement les 6ème, 7ème et 8ème régions administratives du pays.

Cette partie s’étend sur une superficie de 937 742 km2, soit 75% de la superficie totale du pays avec une population d’environ I 000 0000 d’habitants, soit moins de 10% de la population du pays.

Le peuplement de cet espace remonte dans la préhistoire puisque l’homme d’Asselar (a été découvert dans les grottes du Tilemsi).

Aujourd’hui, la population du Nord du Mali est multiethnique et se compose de : Songhoy (35%), Touareg (30%), Peulh (20%), Bambara et Bozos (10%), Arabe/Maure (5%). Elle est divisée en Noirs "sédentaires" et en Blancs "nomades" Le Mali est membre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union Africaine et de bien d’autres organisations sous régionales et internationales. La population est estimée à 14 517 176 habitants, avec un accroissement et annuel moyen de 3,6%. Les femmes représentent 50,4% de la population totale et les jeunes de moins 15 ans constituent 48,6% de la population totale[1]. La majorité de sa population (environ 73%) réside en milieu rural, et le taux d’urbanisation est de 26,8%[2]. En 2009, l’espérance de vie à la naissance était de 60,5 ans pour l’ensemble de la population, avec 62,2 ans pour les femmes et 58,8 ans pour les hommes.

Ce pays, longtemps considéré comme un modèle de démocratie en Afrique, a subi un coup d’Etat Militaire le 22 mars 2012 militaire sous le contrôle du capitaine Amadou Haya SANOGO ayant précipité l’occupation des trois régions du Nord par un groupes de rebelles et de terroristes narcotrafiquants. Cette situation eût de graves conséquences sur les femmes et les filles déplacées ou restées sur place. Plusieurs cas de viols individuels et collectifs, mariages forcés à plusieurs hommes, exactions, amputations et lapidations à mort ont été enregistrés sous prétexte de l’application d’une prétendue « charia » réduisant les libertés des populations des dites zones. Tenant compte des inégalités de Genre existant déjà dans le pays, de la non mise en œuvre de la politique nationale Genre adoptée en 2010 et des « vides juridiques » , les Femmes du Mali regroupés au sein de « l’Alliance des Femmes pour un Mali Uni» ont élaboré le présent manifeste. Ce document comporte l’analyse et la proposition de la majorité des femmes du Mali pour une sortie des crises que le pays traverse et leurs impacts sur le Genre.

Le Manifeste est axé autour de quatre thèmes pour dégager des solutions :

  • — Genre et accès aux services sociaux de base en temps (zones) de conflits
  • — Femmes et processus de médiation, acquis du rétablissement de la sécurité et la consolidation de la paix
  • — Préservation des Droits des femmes suite aux Violences faites aux Femmes et aux Filles
  • — Participation des femmes à la prise de décision dans les différents organes de l’Etat à travers leur responsabilisation aux postes nominatifs et électifs.
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© Plateforme de veille des femmes 2013